California

Parfum d'aventure.

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Parfum d'aventure.

Deux Belges, un T2 de 1972, et un projet fou : faire le tour du monde en Combi VW. Ils l'ont nommé « Antsyvan », de l'anglais « antsy », signifiant « avoir des fourmis dans les jambes ». Tout un programme...

Deux Belges, un T2 de 1972, et un projet fou : faire le tour du monde en Combi VW. Ils l'ont nommé « Antsyvan », de l'anglais « antsy », signifiant « avoir des fourmis dans les jambes ». Tout un programme...

C'est un soir de juin 2015 que nous avons décidé de partir.
explique Alison Avanzini

« Avec mon compagnon Martin, amoureux des ancêtres Volkswagen, nous avons acheté un T2 de 1972. Après une longue période de préparation, nous avons embarqué avec notre Bulli au port d'Anvers, direction Montevideo en Uruguay. » Dès le lendemain, le couple prend la route vers l'Argentine, à la découverte des célèbres chutes d'eau d'Iguaçu, à la frontière brésilienne. Vient ensuite le Paraguay, sauvage, authentique, loin de l'agitation touristique. Après un peu de repos, cap sur la cordillère des Andes puis le Chili, avec des cols à plus de 5.000 m d'altitude. Le combi souffre, mais ne lâche rien !

Magique

Après plusieurs jours de route dans un décors digne du Far West, le Combi Volkswagen de nos deux aventuriers belges passe par les splendides Salar d’Uyuni, en Bolivie. « On a roulé au gré de nos envies dans cette immensité aveuglante. Impossible, dans ces conditions, de ne pas se sentir tout petit. » Après l’aridité de la Bolivie, place aux paysages verdoyants du Pérou. D’abord le lac Titicaca, puis Cuzco, le Matchu Picchu et Nazca, avant de mettre le cap sur l’Equateur. « Je me souviens de notre première nuit dans une jungle luxuriante » explique Alison. « Nous étions entourés de lucioles, c’était magique. »

Au moment de franchir la frontière colombienne, le T2 a déjà 10.000 km dans les pattes. Il se reposera sur le bateau en direction du Panama et l’Amérique centrale, un nouveau chapitre du voyage. Costa Rica, Nicaragua, Honduras, Salvador, Guatemala puis Mexique du Sud au Nord vers la Baja California, bordée par la Mer de Cortès, sauvage et largement inhabitée. Place ensuite aux Etats-Unis, de la Californie aux parcs nationaux en passant par la célèbre Route 66.

Contraste saisissant

Après une parenthèse médicale qui les a contraints à rentrer au bercail pour une poignée de semaines, Alison et Martin ont repris la direction du Canada pour continuer leur périple à travers les grands espaces. Les Montagnes Rocheuses, peu après le départ de Vancouver, déversent leurs plus beaux paysages aux yeux ébahis des aventuriers. Mais bientôt les glaciers, lacs aux eaux limpides et orignaux cèdent leur place à de larges plaines aux étendues quasi-désertiques : les badlands.

Le contraste est saisissant ! Cela leur aurait presque fait oublier que l’hiver n’était pas loin, jusqu’à ce qu’une tempête de neige le leur rappelle brutalement aux abords du Mount Riding National Park. Pas de quoi empêcher Alison et Martin d’apercevoir des bisons et même un ours tranquillement installé au bord de la route. Le froid s’installe au fur et à mesure qu’ils s’approchent de Toronto, dernière étape de leur périple canadien, avant une halte dans la famille de Martin au Québec. Le temps que le Combi arrive…en Asie.

Étonnement réciproque

Après plusieurs semaines d’interrogations et de préparation, il fut décidé que la partie asiatique du périple d’Anstyvan débuterait au Cambodge… après 35 jours de mer ! Une période interminable qu’Alison et Martin mettent à profit pour visiter, à pied cette fois, la Thaïlande. Une fois la frontière franchie non sans mal et les nombreuses formalités remplies, ils peuvent enfin sortir leur Combi bleu de son conteneur.

« D’abord seuls à l’ouverture des portes du conteneur, nous nous retrouvons vite entourés de curieux. Pendant que Martin procède à une petite inspection avant de redémarrer, des sifflements admiratifs se font entendre dès qu’il ouvre le capot moteur, certains se prennent même en photo avec le van, d’autres tentent de déchiffrer nos prénoms inscrits à l’avant. Ce ne sera que la première d’une série de réactions d’étonnement à travers l’Asie du Sud-Est ! » poursuit Alison.

Tarentules et ONG

Direction le nord, et les villes de Kep et Kampot, où les voyageurs se régalent avec du délicieux crabe frais farci au poivre, spécialités respectives des deux villes traversées. Puis Siem Reap, où le Combi sera gracieusement hébergé par la Police locale, permettant à Alison et Martin de découvrir l’esprit léger le somptueux temple d’Angkor Vat avant de goûter à d’autres spécialités locales : des scorpions en wok, des samossas de tarentules, des poêlées de vers de soie, des nems de fourmis…entre autres réjouissances.

Le voyage se poursuit ensuite à travers le Laos, où l’hospitalité des habitants et la proactivité des ambassades leur permettra d’obtenir en quelques jours les visas chinois et mongols indispensables à la suite de leur périple. L’occasion aussi d’inspecter de fond en comble Antsyvan grâce à la gentillesse d’un expatrié…canadien. Mais avant de poursuivre leur route, les aventuriers offrent deux semaines de leur temps à SAE LAO, une ONG qui œuvre à l’éducation de deux-cent enfants des villages autour de Nathong. Le Laos restera d’ailleurs particulièrement ancré dans les souvenirs d’Alison et Martin ! Viennent ensuite la Chine, 6.000 kilomètres parcourus en 20 jours, puis la Mongolie où le Combi a beaucoup souffert. A Oulan Bator, Martin doit déposer le moteur afin de remplacer le radiateur d'huile et les joints. La route se poursuit ensuite vers le lac Baïkal (Russie), au début du dégel. Cap vers la Russie, avec un crochet par le Kazakhstan.

Le retour vers l'Europe s'effectue en bateau, à bord du Princess Anastasia qui fait escale à Talinn (Estonie), avant d'aborder les côtes suédoises. Mais à l'approche de Stockholm, le moteur du Bulli rend l'âme. Il sera remplacé par un bloc de Coccinelle sur lequel Martin greffera les accessoires du T2.

Deux jours plus tard, le Combi embarque sur le bateau, direction l'Allemagne, puis la Belgique. Après 47.500 kilomètres, 26 pays et 14 mois.

Merci au VW Classics Club !

Au long de ces milliers de kilomètres, le Combi a encore démontré sa fiabilité et sa solidité, malgré quelques avaries mineures : une pompe de réservoir d’eau fendue durant la traversée en bateau et des pattes de galerie de toit à réparer au Cambodge. Le plus gros problème rencontré ? Une perte d’huile en Chine. Un pépin réglé avec la complicité du Belgian VW Classics Club qui leur a fait expédier un radiateur d’huile flambant neuf à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie.

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